Internet et les vieilles choses font désormais bon ménage.  

En tout cas pour Marina Espiller, qui est ce que l’on appelle communément une “touche-à-tout” : gérante d’une agence immobilière à Strasbourg, cuisinière et blogueuse sous le pseudo “Wood Mood Food”, jeune maman… Elle a aussi ouvert, au début du mois de mars, une boutique en ligne de vente d’objets de seconde main. 

En clair : elle fait les brocantes et vide-greniers à la place de ses clients, et met en vente ses trouvailles. 

Elle nous reçoit chez elle, à deux pas du parc de l’Orangerie, dans son appartement décoré avec goût : une magnifique enfilade en bois, un grand lustre moderne en fer,  des chaises dépareillées… Le style est épuré, la pièce est spacieuse, la décoration simple et élégante.  

Elle stocke les objets qu’elle met en vente dans son petit bureau, sur quelques étagères : 

La plupart ont déjà été vendus, la boutique a bien marché depuis l’ouverture du site ! 

De l’autre côté, un ordinateur et un appareil photo, avec lequel elle met en valeur les objets qu’elle met ensuite en vente : 

Je n’ai pas de boutique physique pour l’instant, et ce n’est pas prévu. J’aime cette idée de tout faire sur Internet, à la fois la vente et la promotion sur les réseaux sociaux, cela permet de toucher plus de monde. Certains de mes clients recherchent par exemple un objet en particulier, et ne le trouvent pas dans les vide-greniers ou les brocantes de leur région. Internet permet de répondre à cette demande bien particulière. 

Marina Espiller a déjà livré des objets à Paris, Lyon ou Nantes… Et Strasbourg bien sûr, où elle propose une remise en main propre : 

Mes clients strasbourgeois n’ont pas forcément envie de payer des frais de port alors qu’ils vivent dans la même ville. Et puis ça me permet de les rencontrer, et ce sont très souvent des gens intéressants, qui viennent de milieux très différents. Ça va de l’étudiante qui veut se faire un peu plaisir, au retraité ou au cadre supérieur… 

Pour fixer ses prix, elle se rend sur un site spécialisé dans les objets de seconde main. Mais elle tient à rester dans une gamme de prix plutôt basse : 

J’ai par exemple chiné une petite chaise en osier pour enfant, estimée entre 80 et 100 euros sur le site que je consulte. Mais ça fait cher : j’ai des petites réparations à faire donc je fixerai le prix de manière à ce que je rentre dans mes frais, mais je tiens à ce que cela reste raisonnable !

Pour trouver tous ces objets, la jeune femme se rend régulièrement dans des brocantes ou des vide-greniers, elle est parfois appelée par des particuliers désireux de faire un peu de vide dans leur maison. Ses talents de décoratrice commencent à être reconnus : un restaurateur strasbourgeois, en train de revoir la décoration de son établissement, a fait appel à elle pour trouver de belles pièces décoratives. La curiosité l’emporte : de quel restaurateur s’agit-il ? Elle esquive dans un sourire : 

Pour le moment je ne peux rien dire. Peut-être dans quelques semaines ! 

On n’en saura pas plus. 

Avant de partir, Marina Espiller nous montre un plateau et une petite tasse en bois, gravés de la date de leur création : 1991. 

J’avais trois ans, c’est rigolo ! J’aime le fait que tout le monde puisse se retrouver dans des objets qui traversent le temps, des objets qu’on peut réutiliser, qui ne s’abîment pas ou très peu. C’est dommage de jeter d’aussi belles pièces, surtout qu’après un petit dépoussiérage, on se rend compte qu’elles s’intègrent très bien dans nos intérieurs contemporains !

Au vu de la qualité des produits qu’elle propose, difficile d’en douter.