À Molsheim, la boutique “Sweet Candy Shop” propose depuis deux ans robes, talons et bijoux d’inspiration pin-up. 

Un air d’Elvis Presley en fond sonore, des robes à pois dans la vitrine, des talons hauts colorés… La boutique qu’Anastasia et son compagnon ont ouverte il y a deux ans ne passe pas inaperçue dans la rue commerçante de la petite ville coquette de Molsheim ; elle est même l’une des plus connues d’Alsace auprès des amateurs du style pin-up et des nostalgiques des années 1950. 

Car “Sweet Candy Shop” (c’est le nom de la boutique) est spécialisée dans le rétro, les robes à pois, à motifs de cerises ou d’hirondelles, les chaussures à talons qui rappellent les chaussures des danseuses de rock. 

Rouge à lèvres foncé, trait d’eye-liner noir qui met en valeur des yeux de biche, longue robe cintrée à la taille, Anastasia incarne à elle seule le style de sa boutique. Elle nous accueille en compagnie de Raphaëlle, une cliente régulière, toute de rouge vêtue, comme un poisson dans l’eau : 

Je m’habille dans le style pin-up depuis deux ans. C’est une façon de mettre la femme en valeur, car c’est un style qui va à toutes les morphologies. Dès que je sors, je m’habille en pin-up, le week-end, pendant les vacances… C’est un style dans lequel je me sens belle, tout simplement !

Plus qu’un look vestimentaire, c’est une volonté de retourner à un peu plus de fantaisie qui explique le retour en force d’un style jamais vraiment passé de mode, selon Anastasia :

C’est une tendance qui date des années 1950, inspirée par le New Look de Christian Dior. Et de nos jours, j’ai l’impression qu’il y a un véritable besoin de retour en arrière, notamment vis-à-vis des “années folles”. Certains de nos clients ont la nostalgie de ces années d’après-guerre, passées à faire la fête, à danser… Ils ont besoin aujourd’hui de retourner à cette ambiance “bon enfant”.  

Elle-même est une adepte depuis des années, et tenait auparavant, dans la boutique juste à côté, un sex-shop.

Après avoir écumé les salons et foires du “vintage” (voitures américaines de collection, rockabilly...) dans toute l’Alsace et tenu des stands éphémères, elle quitte son ancienne boutique devenue trop étroite (“seulement vingt mètres carrés… beaucoup trop petite !”) et pose ses valises quelques mètres plus loin, au 15 rue de Strasbourg. 

Anastasia et son compagnon accueillent désormais une clientèle variée et forcément un peu décalée : des habituées, rencontrées lors des salons ; des néophytes, curieuses de découvrir un style plutôt atypique, et qui se laissent séduire par les conseils avisés (et toujours francs) d’Anastasia.