Le collectif Justice Pour Naomi Musenga veut organiser un rassemblement le mercredi 16 mai à Strasbourg. 

Sur Facebook, un appel est lancé pour une marche blanche qui partirait place Kléber à 17h30, vers la place de la Bourse.

Les initiateurs de ce rassemblement expliquent qu’une autorisation a été demandée à la préfecture.

Avec le #JusticePourNaomi, il est écrit :

Naomi n'avait pas le droit de mourir toute seule, marchons en sa mémoire pour que justice soit faite.

Une pétition “Justice pour Naomi” sur le site change.org a été signée par près de 50 000 personnes, 48 heures seulement après sa diffusion sur le net.

Extrait du texte, avec une interpellation de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet :

Naomi devait fêter son vingt-troisième anniversaire le premier avril. Nous demandons la justice pour elle et sa famille. 
Mme la Ministre de la justice, Nicole Belloubet, il n'est plus possible pour nous, citoyens de vivre avec une justice et une médecine à deux vitesses ! Il n'est plus possible qu'en 2017 de tels faits soient encore actés dans notre République. Aujourd'hui, la famille de Naomi souhaite connaître les réelles causes du décès et savoir si une intervention directe du SAMU aurait pu sauver Naomi.

L’opératrice du SAMU, suspendue à titre conservatoire après ce drame, serait “effondrée et aurait pris conscience de la gravité de ce qu’elle a fait” a expliqué une source syndicale à France Inter. 

https://twitter.com/BFMTV/status/994512461964435457

Le parquet de Strasbourg a ouvert hier 9 mai une enquête pour “non assistance à personne en péril”. 

Le 29 décembre dernier, Naomi, maman de 22 ans, est morte à l’hôpital.

Quelques heures avant, elle appelait le SAMU pour une prise en charge, qui a moqué son intervention et n’a pas pris la mesure de la situation.