L’historien et résistant juif Marc Bloch va entrer au Panthéon le 23 juin.

Marc Bloch a été exécuté par la Gestapo allemande en 1944.

Né à Lyon, Marc Bloch est issu d’une famille aux racines alsaciennes.

De 1919 à 1936, il a d’ailleurs été professeur d’histoire à l’université de Strasbourg.

Auteur de plusieurs ouvrages, il s’était engagé dans la résistance durant la seconde guerre mondiale.

L’historien était membre du réseau “Franc-Tireur”, son nom de code était Narbonne.

Marc Bloch a été arrêté et torturé à Lyon.

Extrait d’une biographie, publiée par la Sorbonne.

En 1937, il occupe la prestigieuse chaire d’histoire économique de la Sorbonne, poste qu’il perd avec l’arrivée du maréchal Pétain au pouvoir et la promulgation du statut des juifs en octobre 1940. Celui qui s’était engagé volontaire pour servir une nouvelle fois la France, malgré son âge, la maladie et une famille nombreuse, n’est réintégré dans ses fonctions qu’en janvier 1941, mais comme simple chargé de cours à l’université de Strasbourg, repliée à Clermont-Ferrand, puis à l’université de Montpellier. L'effondrement militaire du pays et le naufrage de la IIIe République lui inspirent L’Étrange défaite, et malgré des conditions de travail particulièrement difficiles, il écrit entre 1940 et 1943, son plaidoyer pour la méthode historique et le métier d’historien (Apologie pour l’histoire ou le métier d’historien), qui, comme L’Étrange défaite, paraît de manière posthume après la guerre. Entré dans la clandestinité et engagé dans la Résistance à partir de 1943, il est arrêté le 8 mars 1944 à Lyon, torturé et exécuté par la Gestapo le 16 juin 1944.

De nombreux établissements scolaires portent le nom de Marc Bloch en Alsace. 

L’aula du Palais Universitaire de Strasbourg par exemple, ou le lycée de Bischheim.

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