Une fièvre artistique envahit Strasbourg ce printemps : à l’occasion des 20 ans du Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, le duo d’artistes FAILE investit plusieurs murs du musée, ainsi que la verrière de la gare.
Patrick Miller et Patrick McNeil ne partagent pas qu’un prénom : amis de longue date et vivant à Brooklyn tous les deux, ils forment le collectif FAILE, mondialement reconnu.
Habitué des grands espaces, le duo a conquis Lisbonne, New York, ou encore Londres, en apposant sur le Tate Modern, Times Square, ou encore la place des Restauradores, des oeuvres gigantesques, colorées, qui rappellent la culture pop, notamment l’univers des comics.
A l’occasion de l’anniversaire des 20 ans du Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, le collectif, déjà invité à apporter sa patte sur plusieurs trams de Strasbourg, a investi cette fois la verrière de la gare de Strasbourg.
La fresque, qui fait 115 mètres de long sur 9 mètres de hauteur, invite le visiteur à se rapprocher, s’éloigner, embrasser une vue d’ensemble, ou s’attarder à chaque détail. Elle rappelle l’histoire du cinéma, entre western, comédie musicale et film noir.
L’oeuvre restera en place pendant quelques mois, “au moins jusqu’au marché de Noël”, veut espérer Alain Fontanel, adjoint au maire de Strasbourg chargé de la Culture présent à la présentation de la fresque. Avant de rappeler que cela reste un art éphémère, et que par essence, l’oeuvre est amenée à disparaître…
https://twitter.com/AlainFontanel/status/989204414404718593
De nombreuses animations autour des 20 ans du Musée
Du côté du Musée d’art moderne et contemporain, une incroyable mue a opéré : les murs extérieurs du musée, habituellement roses, se sont habillés d’oeuvres en noir et blanc.
Ici une jeune fille bercée par les flots, là un homme à tête de loup, un peu plus loin un visage de femme… Les illustrations sont accompagnées de petits textes, révélant un univers sombre mais parsemé de messages d’espoirs.
Là encore, les oeuvres, peintes à même la pierre, ne dureront pas éternellement. Ce serait dommage de passer à côté… sans les voir.


