L’assemblée nationale a adopté mercredi la proposition de loi qui permettrait à l’Alsace de (re)devenir une région à part entière, hors des frontières du Grand Est.

Ce n’est que le début d’un long parcours législatif.

Mais il a démarré de manière positive pour les partisans d’une sortie de l’Alsace de la région Grand Est.

131 voix pour, 100 contre, le texte porté par les macronistes d’Ensemble a eu le soutien du RN entre autres.

Le texte doit partir au Sénat désormais, pour examen. 

L’Alsace pourrait, lors des élections régionales de 2028, reprendre son statut de région de plein exercice, hors du cadre Grand Est.

C’est une avancée très importante, a déclaré Frédéric Bierry, président de la Collectivité Européenne d’Alsace, qui a fait de la sortie du Grand Est son cheval de bataille.

Tout l’inverse de Franck Leroy, le président de la région Grand Est.

Dans un communiqué publié après l’adoption de la loi, il dit regretter ce “bricolage”.

Ce vote ne consacre ni une réforme aboutie, ni une solution crédible pour l’Alsace. On ne peut pas prétendre engager l’avenir de millions d’habitants avec un texte juridiquement fragile, politiquement opportuniste et techniquement impraticable. L’avenir de l’Alsace mérite mieux que ce bricolage.

La sortie de l’Alsace du Grand Est divise.

Certains dénoncent, comme des universitaires ici, un projet identitaire contraire à la constitution.